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AIKIDO : un art profondément humain par Laurent Chevrot

Alain Peyrache
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Kader BENTATA

LE MAÎTRE
guide_r.jpg (17 Ko)

Ce texte est issu des "Guides du pratiquant" d'Alain Peyrache.

Pour en savoir plus sur les cette collection et sur l'auteur, visitez le site officiel de l'EPA : www.dojoista.com

Introduction

La question de savoir si, pour progresser sur la Voie, il est nécessaire de suivre l'enseignement d'un maître, est des plus légitimes qui soient.
Il est d'autant plus crucial d'y réfléchir que l'on constate aujourd'hui, en Occident comme en Orient,
un désir sans cesse approfondi d'autonomie, de liberté, d'épanouissement individuel.
À l'ère de la responsabilisation croissante de chacun, quelle place pour l'élève en quête de savoir, et quelle place pour l'homme d'expérience, de savoir et de transmission ?
Qu'est-ce qu'un Maître ?
A-t-on besoin d'un Maître ?
Peut-on apprendre sans un Maître ?
La réponse semble tomber sous le coup de l'évidence : on ne peut pas se passer d'un maître pour guider les premiers pas sur la voie.
Le progrès est à ce prix.
Imagine-t-on dans notre monde moderne, que l'on doive repasser par tous les stades de l'évolution réinventer sans cesse la roue ?
En aïkido, la première phase va consister à assimiler rapidement les connaissances de base de la discipline qui sont le fait d'un savoir ancestral, élevé au rang d'art par un véritable génie, sans avoir à les redécouvrir.
Les avantages sont nombreux, surtout pour ce qui est de la motivation et de l'efficience du progrès (aspect yang).
Mais, comme en toute chose dans la création, on trouve dans le mÉme temps un effet pervers (aspect yin) :
pour le disciple qui n'y connaît rien a priori, il faut savoir choisir un Maître compétent.
Comme, au premier stade de son apprentissage, ses critères de jugement sont bien étrangers à la pratique véritable :
- comment pourrait-il en être autrement puisqu'il n'a pas la culture nécessaire et que ses motivations sont souvent fort éloignées des objectifs profonds de la discipline,
- la mission est quasiment impossible, sauf à être favorablement porté par les vents du hasard.
L'empreinte de son premier Maître sera pourtant bien plus importante qu'on ne l'imagine souvent.
Elle conditionnera lourdement l'avenir de l'aïkidoka. Il faut d'ailleurs être doté d'une très forte personnalité pour admettre au bout d'un certain temps que, le cas échéant, on s'est trompé de Maître.
Pour le pratiquant d'aïkido, le "Maître", est le professeur qu'il s'est choisi entre tous.

Ce choix conditionne son avenir :
Il ne se fait donc pas à la légère et en tous cas jamais en fonction de paramètres triviaux
comme la qualité des douches du dojo, le montant de la cotisation, la fédération avec laquelle il collabore éventuellement, etc.
Traditionnellement, le Maître est choisi pour sa réputation, ses qualités techniques et humaines
sa capacité à enseigner, sa recherche.
Comme dans toutes les disciplines individuelles, après la maîtrise des rudiments, chaque individu exprimera sa personnalité en fonction de sa recherche propre.
En effet il n'existe pas de standard dans la mesure où l'aïkido est un art.
Chacun étant unique, il y a forcément autant de pratiques différentes que de pratiquants.
Il serait par conséquent absurde de vouloir instituer une norme tant au niveau de la pratique que de l'enseignement de l'aïkido !
En effet :
Les niveaux d'étude différents, l'enseignement reçu de divers professeurs aux compétences différentes, l'âge variant d'un pratiquant à l'autre, la condition et la constitution physiques, les motivations personnelles différentes, etc. font que chaque aïkidoka développe une pratique tout à fait personnelle.
Ce qui faisait dire à Me Nakazono :
"n'essayez pas d'imiter mon shi ho nage, vous n'y arriverez pas ;
il est le fruit de mon âge, de mon expérience et de mon physique.
Trouvez donc le vôtre, celui qui vous correspond"

(Ce qui ne doit pas pour autant être compris comme l'autorisation de faire n'importe quoi.)
Seul le professeur qui a formé un élève peut de fait avoir un jugement valable sur son travail puisqu'il est seul à connaître le parcours du pratiquant et seul à savoir ce qu'il a enseigné.
Un Maître, si compétent soit-il, ne pourrait faire autre chose que de mesurer un écart entre le travail d'un étranger et sa propre conception de la pratique.
C'est pourquoi au Japon, non seulement en aïkido mais aussi pour l'ensemble des pratiques traditionnelles, chaque enseignant reconnu pour avoir le statut de professeur évalue lui-même ses propres élèves, refusant toujours de grader un inconnu qui viendrait le solliciter : comment, en vrai maître, évaluerait-il ce qu'il ne connaît pas ?

Au sommaire du guide du pratiquant "Le Maître" :

1. Introduction
2. D'un Maître à l'autre
3. Maîtres et Maîtres
3.1. Les éleves d'O Sensei Morihei Ueshiba
3.2. Les maîtres qui n'ont pas connu O Sensei
3.3. Les faux maîtres
3.4. Les maîtres fédéraux
3.5. Differents professeurs d'aïkido
4. Maître, comportement et ethique
4.1. Pour la discipline Aïkido
4.2. Pour les élèves
4.3. Par rapport aux systèmes administratifs

5. Esprit mercantile et aïkido
5.1. Évolution japonaise
5.2. Évolution française ou occidentale
5.3. Pédagogie
6. Relation entre enseignant et enseignés
6.1. Devoirs et comportement du disciple
6.2 Relations avec l'initiateur
6.3. Relations avec le professeur
7. Conclusion